Le cœur d’un nourrisson bat environ 200'000 fois par jour et ses battements sont visibles dès la 6e semaine de grossesse sur une échographie (examen par ultrasons). Faisant office de pompe, le cœur distribue le sang dans les organes. Une malformation cardiaque, présente dès la naissance, peut entraver cette formidable mécanique. Ces anomalies sont appelées cardiopathies congénitales, car elles surviennent pendant la vie intra-utérine, et nécessitent la prise en charge de l’Unité de chirurgie cardiaque pédiatrique de l’Hôpital des enfants. Elles sont en grande majorité diagnostiquées très tôt, grâce à l’échographie prénatale.
Les cardiopathies congénitales les plus fréquentes sont les ouvertures anormales entre certaines structures du cœur, appelées communications interventriculaires ou interauriculaires, et les rétrécissements ou le mauvais positionnement des gros vaisseaux sortant du cœur (aorte ou artère pulmonaire).
Chirurgie cardiaque pédiatrique : du diagnostic à la prise en charge
L’Unité de chirurgie cardiaque pédiatrique et l'Unité de cardiologie pédiatrique prennent en charge l’ensemble des maladies cardiaques de l’enfant. Plus de 60 % sont des cardiopathies considérées comme complexes, voire très complexes. Des médicaments peuvent stabiliser certaines malformations, alors que d’autres nécessitent une prise en charge chirurgicale, avec un suivi sur une longue période. Si une opération corrective du cœur est nécessaire, elle est planifiée en fonction du type de malformation, de l’âge et du poids de l’enfant, ainsi que de la gravité des symptômes. Dans certains cas, elle a lieu juste après la naissance du bébé ; dans d’autres, elle est programmée des semaines, des mois voire des années plus tard.
La prise en charge à l’Hôpital des enfants se fait de manière pluridisciplinaire regroupant chirurgiens et chirurgiennes, cardiologues pédiatres, anesthésistes, personnel professionnel des soins intensifs et radiologues. Ce colloque se réunit une fois par semaine pour examiner la situation de chaque jeune patient ou patiente et déterminer les meilleures stratégies thérapeutiques possibles. Au besoin, d’autres spécialistes peuvent également être impliquées.