Cancers de l’enfant : à Genève, les chances de guérison dépassent 90%

Oncohématologie pédiatrique
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Dans le cadre de la Global Initiative for Childhood Cancer (GICC), lancée en 2018, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait fixé comme objectif, pour 2030, un taux de survie à 5 ans de 60 % pour tous les cancers de l’enfant. Aujourd’hui, ce chiffre est déjà atteint ou dépassé par la plupart des pays, comme en témoigne l’article récemment publié dans The Lancet.

Parmi les pays à revenu élevé, la Suisse obtient le deuxième meilleur résultat, après la Norvège (89 %), avec un taux de survie à 5 ans de 88,5 % sur la période la plus récente (2014–2019). Le Registre suisse du cancer de l’enfant a participé à cette vaste étude portant sur l’évolution de la maladie chez plus de 600 000 enfants issus de 68 pays différents sur une période de 30 ans (1990 à 2019). Au niveau cantonal, Genève fait encore mieux en obtenant, à 5 ans, 93,7 % de survie (versus 88,7 % entre 2017 et 2019) et, à 10 ans, 91,7 % (versus 86,5 % entre 2011 et 2022).

L’importance d’un diagnostic rapide et d’un meilleur traitement

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Responsable de l’Unité d'oncohématologie pédiatrique des HUG et directeur de la Plateforme de recherche CANSEARCH en oncologie et hématologie pédiatrique, le Pr Marc Ansari précise : « Les cancers de l'enfant résultent le plus souvent d'altérations génétiques acquises survenant au cours du développement, période caractérisée par une prolifération cellulaire rapide. Ils peuvent cependant, dans la majorité des cas, être traités efficacement et guéris s'ils sont diagnostiqués tôt et pris en charge de manière adéquate. »

Si ces dernières décennies, d’énormes progrès ont déjà été accomplis pour améliorer le taux de survie et guérir plus de 80 % de ces cancers grâce à des technologies innovantes et à l’amélioration des diagnostics et des traitements, les efforts doivent être poursuivis. Pour le pédiatre oncologue, « il est important de continuer à développer de nouvelles thérapies pour lutter contre les tumeurs (exemples : système nerveux central, rénales ou osseuses) et pour diminuer les effets secondaires de certains médicaments ».

Dernière mise à jour : 22/07/2026