Les fentes labiales ou palatines
Lorsque la lèvre supérieure présente une séparation verticale entre la bouche et le nez, il s’agit d’une fente labiale. C’est l’anomalie crânio-faciale la plus fréquente, avec un nouveau-né concerné sur 700. Elle est susceptible d’entraîner des difficultés alimentaires. Dans ce cas, la fermeture chirurgicale de la lèvre est généralement pratiquée à partir de l’âge de trois mois et l’enfant bénéficie d’un suivi régulier par une équipe pluridisciplinaire. La fente palatine est, quant à elle, une séparation de la voûte palatine rendant l’alimentation difficile et créant des difficultés de langage. L’opération est réalisée vers l’âge de un an, avec un suivi pluridisciplinaire.
Les anomalies vasculaires
Elles sont dues à un développement anormal des vaisseaux durant la vie intra-utérine ou à une surcroissance des vaisseaux. Les anomalies vasculaires se manifestent par des lésions plus ou moins visibles, superficielles ou profondes, de couleur rouge ou bleue. En fonction de leur type et des risques de complications (cicatrices, déformations), leur prise en charge peut nécessiter un traitement médical, une chirurgie ou un traitement par laser.
Maladies rares : une expertise reconnue

La Coordination nationale des maladies rares (kosek®) a attribué aux HUG la reconnaissance de Centre de référence pour les adultes et les enfants des maladies vasculaires rares.
Au nombre de 5 en Suisse, les Centres de référence pour les maladies vasculaires rares collaborent entre eux au sein du réseau VASC-RN. Ce réseau national rassemble et coordonne l’expertise des spécialistes, élabore des directives thérapeutiques et organise la formation continue des professionnelles et professionnels. Il se compose de Centres de référence, de centres associés, de prestataires de soins établis et d’organisations de patients et patientes. Il constitue un facteur clé d'une prise en charge de qualité et de proximité dans toute la Suisse.
Les oreilles décollées
Il ne s’agit pas d’un problème d’ordre médical, mais esthétique. Il concernerait environ 5 % de la population et chaque personne le vit différemment. L’intervention chirurgicale peut être envisagée lorsque l’enfant en ressent une souffrance psychologique. Il faut cependant attendre que les oreilles aient atteint une certaine taille, habituellement vers l’âge de sept ans.